Globaliser le mouvement
Nous sommes dans une ère d’information à haute technologie, qui nécessite une approche à haute technologie des vieux problèmes. Les boites à savon au coin des rues, quoique n’ayant pas entièrement perdu leur valeur, ont été largement remplacées par les émissions par satellite, les emails et les pages web. En même temps que les changements dans la façon dont le monde fonctionne doivent survenir des changements dans la manière d’aborder les vieilles questions.
Vous pouvez être certains que les égoïstes barons de la finance à Wall Street et les impérialistes à Washington tireront le meilleur parti des avancées technologiques de notre ère. Ils trouveront de nouveaux moyens d’exploiter les masses, d’exploiter les ressources naturelles et de dominer les gens dans le monde entier. De la même façon, nous devons faire bon usage de ces mêmes découvertes scientifiques pour les arrêter.
Le changement doit également se faire non seulement dans le choix de nos outils pour nos opérations quotidiennes, mais dans la manière d’opérer. De nouveaux moyens doivent être employés pour regrouper les nombreux groupes progressistes, dont chacun a un intérêt particulier, dans une fraternité méga-universelle dans laquelle chaque groupe travaillerait ensemble pour le bien commun de tous, et surtout pour la cause : Abolir la Peine de Mort !
Lorsque les prisonniers du couloir de la mort du Texas (ou de n’importe quel couloir de la mort) lancent un S.O.S., les militants, organisateurs, etc. des groupes opposés à la peine de mort, les groupes pour les droits humains, les groupes socialistes, les groupes communistes, les organisations de démocratie locale, les corps religieux de diverses dénominations et croyances – toutes sortes de progressistes formant cette union internationale progressiste dans tout le pays, malgré leurs différentes idiosyncrasies, devraient se précipiter pour les aider et les soutenir. La souveraineté de chaque entité participante n’a pas besoin d’être sacrifiée pour qu’une telle union se réalise, comme certains pourraient le craindre. Cependant, nos ennemis sont unis et quelle que soit notre cause en tant que groupe ou individu, nous ne survivrons pas plus longtemps qu’une boule de neige dans le Sahara si nous confrontons l’ennemi global avec une résistance segmentée.
Les militants, dans ce nouveau contexte global, ne peuvent pas se permettre de s’organiser uniquement localement. Ils doivent établir une collectivité globale afin que leurs efforts soient renforcés par leurs alliés autour du monde. C’est le cas pour d’autres groupes et organisations progressistes, et ça l’est aussi pour les groupes en prison et les militants incarcérés. Les voix localisées sont beaucoup plus fortes et beaucoup plus clairement entendues si elles sont renforcées par un chœur divers et universel de groupes puissants qui s’élèvent pour les soutenir. Une des raisons pour lesquelles les prisonniers sont toujours négligés et maltraités dans les camps de concentration amérikains est que nous n’avons pas de base de soutien forte sur laquelle nous pouvons compter. Ceux qui maltraitent les prisonniers peuvent généralement le faire en toute impunité, sans avoir à redouter les conséquences, et mis à part dans les cas les plus sensationnels, les prisonniers sont transformés en victimes sans réelle solution dans les tribunaux, et sans assistance adéquate de la part des groupes d’aide aux prisonniers locaux ou nationaux. Mais si/quand les prisonniers du(des) couloir(s) de la mort commencent à prendre position en étant soutenus par toute la force et le pouvoir en nombre des organisations de l’extérieur, des groupes civiques, des groupes opposés à la peine de mort et en faveur des droits humains, des partis progressistes et politiques, des syndicats étudiants, des coalitions internationales pour les droits humains, des organisations de démocratie locale, des corps religieux, leur position sera beaucoup plus efficace et nos conditions de vie seront grandement améliorées jusqu’à l’abolition de la peine de mort.
Nous ne pouvons pas nous permettre de croire bêtement que nous pouvons réussir avec des stratégies de lutte séparées des parties vitales de notre collectif. Nous pouvons conserver notre autonomie. Nous pouvons protéger notre souveraineté et nous pouvons continuer à poursuivre sans faiblir le programme de notre groupe, tout en formant de plus vastes coalitions.
Nos efforts, à l’intérieur comme au-delà des murs des prisons, doivent devenir globaux ou manqueront leurs buts. Les prisonniers sont le segment de la société amérikaine le plus opprimé. Nous n’avons pas le droit à l’intimité, pas le droit de nous regrouper paisiblement, pas le droit de voter – et nos droits humains sont pleinement enfreints chaque jour.
Chaque groupe qui prétend être progressiste et qui pourtant n’aborde pas les besoins les plus pressants des personnes les plus opprimées en Amérike, même dans le monde, ne fait que se tromper lui-même et tous ses membres. Les vrais amoureux de la « LIBERTÉ » et les véritables « COMBATTANTS POUR LA LIBERTÉ » se battent pour ceux qui sont incarcérés.
Il est temps de bâtir un nouveau Mouvement International (d’où la raison pour le DRIVE) qui inclue le militantisme de prison et les activités des prisonniers.
COMPASSION, JUSTICE, ACTION & TRANSFORMATION,
GABRIEL GONZALEZ
DRIVE
D.R.I.V.E.
DEATH Row INNER-COMMUNALIST VANGUARD ENGAGEMENT

